Votre domicile pourra être controlé le soir du nouvel an !

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Votre domicile pourra être controlé le soir du nouvel an !

Confinement express autour du premier de l’An ou couvre-feu élargi, observation des eaux usées, réouverture des lieux de culture et de restauration avec des jauges strictes…

Après Noël, arrive le casse-tête de l’équation du Nouvel an et du Covid-19 pour l’exécutif. La courbe des contaminations ne fléchit pas en France, et certaines régions – à l’instar du Grand Est – se retrouvent dans des situations de forte tension.

Comment expliquer, alors, que les contaminations ne baissent pas ?

Quand on regarde l’étude Comcor de l’institut Pasteur sur les lieux de contamination, finalement, ce ne sont pas les transports en commun, les écoles ou le lieu de travail qui sont les endroits de contamination majeurs. Il y a l’histoire de la météo et de l’impact des températures sur l’épidémie, mais ce lien n’est pas net pour l’instant.

Une fois tous ces facteurs éliminés, ce qui reste, ce sont les rencontres dans la sphère privée avec les échanges familiaux – au-delà de la sphère nucléaire – et avec les amis. Surtout, c’est le fait de prendre des repas ensemble.

Selon l’étude, la chose qui pourrait expliquer ce plateau, cette “ligne de crête”, c’est le comportement des Français.

Les contaminations pourraient elles repartir à la hausse après les fêtes ?

Pour Noël, plusieurs éléments montrent que les risques de contamination sont mesurés : énormément de gens se sont fait tester en vue de ces fêtes et on a pu détecter notamment beaucoup d’asymptomatiques, d’où le pic des contaminations jusqu’au 24 décembre.

L’incidence autour de Noël s’est mise à monter alors que le nombre d’hospitalisations ne monte pas. Le taux de contamination augmente parce qu’on trouve plus de tests, mais en réalité, le taux de positivité des tests s’effondre : on teste plus de gens, il y a plus de positifs, mais la population semble moins affectée en moyenne.

Les Français ont moins peur du Covid, moins peur des sanctions, ça va être de plus en plus difficile de les faire appliquer, et dans des moments aussi difficiles, il faut protéger les gens contre eux-mêmes, sans leur mettre le moral à plat.

La solution privilégiée par l'exécutif sera de contrôler systématiquement des habitations présentant des risques pour la santé publique. En termes plus clairs, les forces de l'ordre seront en droit, de présumer une infraction et de procéder à la vérification d'identités des occupants de la maison.

Gérard Darmanan, ministre de l'intérieur, se dit confiant, quant au potentiel dissuasif de cette mesure. Il considère, au micro de nos confrères, que la santé des français doit passer par une responsabilisation inexistante aujourd'hui.

Ainsi, par la voie du décret n°2020-83 promulgué au Journal Officiel de la République Française portant étendue de la compétence judiciaire des forces de l'ordre, celles ci pourront ainsi se présenter à votre domicile, sur contrôle routinier, ou sur un appel du voisinage, pour procéder à une vérification d'identité, et si nécessaire, à une verbalisation.

Le décret prévoit également, une nouvelle batterie d'infractions "Covid" allant jusqu'au délit, dans le cas où "le nombre d'occupants du domicile est plus de trois fois supérieur au seuil de préconisé par les autorités sanitaires". Le propriétaire de l'immeuble ainsi mis en cause, encourra jusqu'à 75 000€ d'amendes et 3 ans d'emprisonnement.

Ces mesures libertaires sont assumées par l'exécutif, Castix se voulant le plus efficace pour préserver la santé des habitants.

Quid d'un troisième confinement ?


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